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Les libellules et les demoiselles sont des insectes qui constituent le groupe des Odonates.
Elles possèdent 2 paires d’ailes membraneuses et deux gros yeux composés.
Les larves, toujours aquatiques ainsi que les adultes qui sont aériens sont des prédateurs.
Les larves ont un masque caractéristique permettant de projeter vers l’avant le labium dont l'extrémité en forme de pince saisit les proies. Les adultes possèdent des mandibules denticulées.
Au repos, la position des ailes la plus fréquente distingue les deux groupes (Fig1).
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▲ Fig1: Schéma de la position des ailes au repos
vue de face, A : anisoptères B : zygoptères.
- chez les libellules (A : anisoptères) au repos les ailes sont dans le plan pependiculaire au plan de symétrie bilatérale. Elles sont parfois inclinées vers les pattes en forme de toit.
- chez les demoiselles (B : zygoptères) au repos les ailes sont repliées parallèlement au plan de symétrie bilatérale.
Le Sympétrum du Piémont est une libellule qui se reconnaît à la présence de bandes brunes sur les ailes. L’abdomen des femelles est jaune parfois verdâtre comme ici alors que l’abdomen des mâles est rouge vif. Les pattes sont noires (Fig2).

▲ Fig2: Sympétrum piemontais, femelle au repos (Sympetrum pedemontanum).
Le ptérostigma est une tâche qui n'occupe qu'une seule cellule de l'aile (Fig3).

▲ Fig3: Ptérostigma (flèche) du Sympétrum piemontais (Sympetrum pedemontanum).
Chez le sympétrum, les ptérostigmas sont rouges chez les mâles et rose très pâle à blanc chez les femelles.
Ainsi chez les libellules les 2 sexes peuvent présenter un ptérostigma.
Chez les demoiselles au contraire seules les femelles présentent une tâche colorée sur les ailes (Fig4) et (Fig5).
Mais cette tâche s'étend sur plusieurs cellules. C'est donc un pseudo-ptérostigma.

▲ Fig4: Pseudo-ptérostigma blanc chez une femelle de caloptéryx méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis).

▲ Fig5: Absence de pseudo-ptérostigma chez un mâle de caloptéryx méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis).
Bilan:
La tâche sur les ailes est donc selon les groupes d'odonates soit un ptérostigma soit un pseudo-ptérostigma.
À cet emplacement de l'aile, l'épaississement de la membrane de cette(ces) cellule(s) pourrait jouer un rôle dans la dynamique du vol (Norberg R, 1972).
Par ailleurs il semble que cette tâche permette de reconnaître les femelles chez les demoiselles mais pas toujours chez les libellules. Elle peut donc aussi jouer un rôle dans la communication intra-spécifique au moins chez les demoiselles.
Il pourrait être intéressant d'en étudier la phylogénie autant que la mise en place au cours de l'ontogenèse.